Maxime Courcy - Un Amour...

Un Amour...

À Aline Plourde, infirmière

J'ai créé ces amours. Alors nulle jalouse
N'écorchera mon c½ur avec son violon
Et dans cet azur noir le zéphyr sort sa blouse
Pour embrasser la mer étoile où nous filons!

Tous mes amis sont morts et les mots se mélangent.
La femme effrite encor le cresson de mon gouffre
Et mon jumeau répand à travers l'hymne étrange
Cet Amour éternel dans l'éther où je souffre!

Le bonheur est printemps le malheur est hiver.
L'infection détruit la fraîcheur de mon vers
Et le soleil pleure l'or des grands soirs polaires!

Le douzain s'écrasa sur les lys. Le bronzé
Persécuta mon cortex. Les eaux bipolaires
Troublèrent le brouillard au son des alizés!


Sonnet Français Néo-Classique En Alexandrins


Là où l'inaccessible et le psychologique se confondent...

Repentigny, 7 mai 2008
Recueil Poétique : Symbioses
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# Posté le mercredi 07 mai 2008 15:28

Modifié le vendredi 27 juin 2008 19:07

Maxime Courcy - Cimetière

Maxime Courcy - Cimetière
Cimetière

Mon c½ur est une crypte où pousse une psychose
Et les démons vibrant la mort versent sur l'Homme
Un essaim de lépreux soufflant les regrets comme
Une poussière d'astre arquant son front morose.

Un papillon palpite en mon ½il amblyope.
Le noir frémit sous les fleurs et les trous des fosses
Percutent mon aura parmi ces *pensers* fausses
Et le son abasourdit l'or du misanthrope.

Le mal atteint ma chair puis ma belle encolure
S'engloutit à travers les fourmis la brûlure
Perce mes deux poumons dans cette forêt morte.

Le printemps s'emprisonne et pleure sous l'orage.
Mon glacier de cristal n'est plus dans la cohorte
Et le mystère encor s'émane de ma cage.

Sonnet Français En Alexandrins


Repentigny, 18 avril 2008
Recueil Poétique : Symbioses


Notes

*Dans le texte, ''pensers'' est au féminin*.


# Posté le vendredi 18 avril 2008 13:56

Modifié le vendredi 27 juin 2008 19:08

Maxime Courcy - Tristesse

Tristesse


Au docteur Des Rosiers, poète

Je suis seulet et suis une faiblesse
Car mon c½ur s'écroule évitant public
Et la pluie implorant mon ombilic
Cérébral le détruit d'un flot qui blesse!

La mort émet des mots menant un monde
En danger. Un son soufflant le silence
Perce ma tristesse anxieuse et lance
Dans la nuit névrosée un chant immonde.

Des arcs-en-ciel noirs dansent dans l'éther
Et le vent vespéral envoie un vers
Sous l'éclat cristallin de l'eau des lunes.

Il est trop tard le temps s'est infecté.
Le mal se cache en ses cheveux ses dunes
Et le trépas survient au jour lacté!

Premier Sonnet Français Décasyllabique


Repentigny, 15 avril 2008
Recueil Poétique : Symbioses
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# Posté le mardi 15 avril 2008 14:51

Modifié le vendredi 27 juin 2008 19:11

Maxime Courcy - Paradis

Paradis

Mon violon n'est signé par nul écrivain
Et près du paradis il percute ses peurs
Dans un bassin cérébral où le sang des soeurs
Transperce mon thorax sur ce large ravin.

Il est de ses chansons qui cheminent aux yeux
Et la mort partagea l'effroi dans ce miroir
Car l'Amour se parfume avec le désespoir
Du refrain de Mozart et de pleurs amoureux.

Que faut-il à l'esprit que faut-il à ce c½ur
Pour qu'il puisse s'ouvrir au récital en ch½ur
Sous l'amas de mystère émanant de l'enfer?

Rien n'est fixe et le temps permet de tout changer.
Ce que l'homme a cru voir en affligeant le fer
Moi je l'ai remarqué dans ce monde en danger!

Sonnet Français En Alexandrins


Repentigny, 4 avril 2008
Recueil Poétique : Symbioses
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# Posté le vendredi 04 avril 2008 23:38

Modifié le vendredi 27 juin 2008 19:12

Maxime Courcy - Les Frontière Du Mal

Les Frontières Du Mal

Hier est mon présent et mon aura déverse
Ce tic-tac habité par un *bronzé* la trombe
Martèle l'autrefois en déterrant ma tombe
À travers mon cerveau qui brûle dans l'averse.

J'ai tant cherché l'Amour que mon coeur se délite
Et voilà que cet ½il sorti des damnés croule
Vers l'horizon souffrant des plaisirs de la foule
Et bombine *au brouillard* dans un vent insolite.

Le soleil a pleuré tout son sang sur mes fleurs.
Aimez-moi chers amis car le trépas les peurs
Sortent rapidement du grenier pour crier.

La déraison frappa sur la mer ce fripon.
Il est étendu seul et pour lui respirer
Fut difficile étant accroché sous un pont.

Sonnet Français En Alexandrins


Repentigny, 31 mars 2008
Recueil Poétique : Symbioses


Notes


Bronzé : Le Bronzé est une sorte de papillon.
Au brouillard : Licence poétique.
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# Posté le jeudi 03 avril 2008 15:52

Modifié le vendredi 27 juin 2008 19:13