Maxime Courcy - Mon Sourire A Le Coeur D'Un Jardinet Funèbre...



Mon Sourire A Le Coeur D'Un Jardinet Funèbre...

Mon sourire a le c½ur d'un jardinet funèbre
Le silence ce spectre emprisonnant souffrance
Dicte mot le courroux couleur givre du zèbre
Une pluie aurorale étreint noir l'espérance.

Il craint pleure et perdure au profond du sépulcre
Une fissure autour du corps le froid l'effrite
La vie un long pavé mal construit vidant sucre
Et nuls soins nuls amours en sa terre proscrite.

Le glas lui gémira de la rage et l'Angoisse
En ce miroir polaire où l'effroi seul l'honore
Dans un magma géant dont l'énigme se froisse.

L'effusion suffit pour narguer la sonore
Nuit ce faix cérébral frappant alors Pendule
Sous un siècle marqué par le grand nevemore.

Mon cerveau fut glacier mort au Temps qui fabule.


Sonnet Quinzain (d'Albert Samain) Français En Alexandrins


Repentigny, 28 novembre 2007
Recueil Poétique : Symbioses
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# Posté le mercredi 28 novembre 2007 14:56

Modifié le vendredi 27 juin 2008 19:36

Maxime Courcy - Meurtre Angélique

Meurtres Angéliques

Brouillards vibrements verbe embrassent réverbères
Cérébraux ces jardins foisonnant de génie
Trouvent encré dans leurs tréfonds code avanie
Que nul ne peut sentir au loin des vents pubères.

L'influx nerveux crépite afflictions sévères.
Ses Mains allongent venins 1oronge assassin
Et découpent cortex pas à pas contre sein
Un macchabée émerge écrin béni des Mères.

Deuil ouvert ce trésor voilé d'un trompe-l'oeil
Forge en son front le code effritant tout ce 2feuil
Et la pose du haut de l'éther en disant

Il signifie amour la vie et ces massacres
La lumière la clef d'Hermès agonisant
Quel est donc ce vil chiffre Ô mes chers simulacres?


Sonnet Français en Alexandrins


Repentigny, 28 octobre 2007
Recueil Poétique : Symbiose

Notes


1 : Ici, le nom est au masculin.

2 Feuil (le) : Emploi métaphorique : la peau du cadavre.
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# Posté le lundi 29 octobre 2007 13:12

Modifié le vendredi 27 juin 2008 19:37

Maxime Courcy - Noir Silence (La Pendule)

Maxime Courcy - Noir Silence (La Pendule)
Noir Silence (La Pendule)

Le désespoir frappa 1 Pendule paraphé
D'un ténébreux Silence être sans attribut
Lequel de ces coupoirs ouvrit crâne puis crut
Qu'il l'aurait fait crier mais rien sur le 2 raphé.

Il 3 pleurnichait pourtant dans ses peurs attitrées
4 Car le Temps la Nature en réelles vies sont
Et le Noir se nourrit assourdissant les sons
5 De l'hémisphère gauche aire des voix filtrées.

Catatonie inflexion frayaient trotteuse
Au Néant. La bonté la belle 6 matineuse
Vécurent en fragments 7 visqueux remplis d'effroi.

Vain fut l'espoir vers les soupirs privant l'appui
La passivité meurt dans un parloir étroit
Au jour le jour où seul le temps rompra l'ennui.

Sonnet Français Néo-Classique en Alexandrins

« Mon troisième ½il me permit d'inventer ou de perpétuer un langage qui me fut sien » (Courcy)


Repentigny, 22 septembre 2007
Recueil Poétique : Symbioses

Notes


Pendule (la) : Le nom féminin "Pendule" est au masculin dans le texte. (licence poétique.)


2 Raphé (le) : Méd. : Le raphé antérieur contient des neurones contenant la sérotonine. Ils se projettent vers l'hypothalamus et le cortex. Ces neurones sont actifs pendant l'éveil. Leur stimulation globale nous tient éveillés, et, contrairement aux autres groupes aminergiques, leur lésion provoque une insomnie prolongée pendant plusieurs jours dus au fait qu'il y a eu une perte considérable de sérotonine.

3 Dans le contexte du poème, le Pendule n'a pas complètement perdu sa sérotonine. Il est donc dans un état semi-végétatif, entre le sommeil et l'éveil.


4 Philosophie : Cette théorie, appartenant à Héraclite d'Éphèse, philosophe grec présocratique, selon laquelle toute chose est en constant changement et évolue. Selon celui-ci, l'existence du non vivant avec le vivant est un phénomène normal et existant. Ceci créa un paradoxe chez Protagoras, qui lui, croit au phénomène de la non-contradiction : la logique.


5 Hémisphère gauche (l') : L'hémisphère gauche est, pour une majorité de personnes, la portion du cerveau dans laquelle se développe les facultés créatives et langagières. En outre, La notion de temps telle que nous la connaissons, le temps de l'horloge, qui se divise en minutes et secondes, est une création de l'hémisphère gauche.

6 Matineuse (la belle) : emploi personnifié : L'aurore mise pour la Femme.

7 Selon les règles classiques proprement établies, le second hémistiche, qui, normalement, débute par un adjectif, doit, ipso facto, se terminer par un autre adjectif pour assurer un certain équilibre au vers et ainsi éviter une éventuelle rupture rythmique.
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# Posté le dimanche 23 septembre 2007 14:05

Modifié le samedi 28 juin 2008 21:49

Maxime Courcy - Ernest Hemingway

Maxime Courcy - Ernest Hemingway
Ernest Hemingway


À ma bien-aimée Agnes Von Kurowsky.

Vous avez sauvé ciel, ma vision, mes jambes,
À l'instant, vos fleurons, versèrent sur mes flammes :
Les élixirs d'Orphée : effluves, oriflammes,
Lesquels livrèrent mots, l'or de ces nobles iambes.

1 Votre auréole, votre lippe, notre fièvre
S'illuminent ensemble au sein de l'annulaire
Dont le c½ur de cristal, large écrin séculaire,
S'espanit sous la Seine; alliance de Sèvre.

L'Amour est méprisable et je l'aie immolée
Pendant des décennies pour vous à la volée,
Mais voilà qu'aujourd'hui, mes jasmins sont aveugles.

Madame, désolé pour tout, Moi, l'indolence,
Je me repens, je vous supplie et puis vous meugle :
« Oui, je le veux, très chère, en toute circonstance ».

Ernest Hemingway, le 2 juillet 1961.

Sonnet Français En Alexandrins



« Ce qu'il faut, c'est écrire une seule phrase vraie. Écris la phrase la plus vraie que tu connaisses. » (Hemingway)


Repentigny, 26 août 2007
Recueil Poétique : Symbioses

Notes


1 : Ce vers est d'une construction particulière puisqu'il n'a pas de césure et que son E muet est accepté. Voici sa découpe : Votre auréo/le, vo/tre li/ppe, no/tre fièv/re : 4/2/2/2/2.
Vision : Ici, il ne signifie pas « vue » comme dans le premier tercet, mais sa philosophie des choses.
Amour (l') : Ici, le mot est au féminin, car elle représente Agnes.
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# Posté le dimanche 23 septembre 2007 13:56

Modifié le vendredi 27 juin 2008 19:43

Maxime Courcy - Confessions

Confessions

J'ai chéri vos cheveux votre chair la névrose
En ces lacs souterrains lunaires et mystiques
Qui provoquaient sur moi des éclats apathiques
Tel un miroir glacé sur lequel on se pose.

Sa lumière dès lors créa la mort cette ombre
Symbolique où régnaient douleur misanthropie
Et forgèrent César Gaston Gaspard et 1 Cie
La définition le faix de leur pénombre.

Je gardai de surcroît les flocons noirs la glace
Sur ses cils ce Léthé que j'ai bu lors vorace
Puis sculpta sur mon c½ur cette pierrette unique.

Nul ne peut désormais pénétrer mon mystère
2 Mes Vers de plusieurs vocables les refaire
Tout comme une anagramme où le trésor s'applique.

Sonnet Français En Alexandrins

Repentigny, 16 août 2007
Recueil Poétique : Symbioses


Notes


1 Cie : Licence poétique puisqu'évidemment l'abréviation signifie « compagnie », donc trois syllabes.
2 : La construction du vers fut inspiré par Mallarmé dans sa « crise du vers ».
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# Posté le dimanche 23 septembre 2007 13:55

Modifié le vendredi 27 juin 2008 19:44